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Dernière mise à jour le : Samedi 14 août 2021

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  • L’examen 2021 a changé mais dois-je me baser sur le PMBOK 6th ou sur le PMBOK 7th pour réviser ? 🤔
  • L’examen 2021 a changé mais dois-je me baser encore sur les processus ou sur les principes expliqués dans le PMBOK 7th ? 🥺
  • L’examen 2021 a changé, mais comment puis-je me préparer au mieux ? 😱

Sachez que si vous vous posez ces questions, cela est totalement normal : il y a malheureusement eu beaucoup de rumeurs sur ce sujet car l’examen PMP® est en train de vivre une mini-révolution du fait de ses derniers changements d’édition (entre la 6e édition et la 7e édition). Dans cet article, je vais tenter de répondre à ces questions en vous aidant à séparer le bon grain de l’ivraie. Mais je vais aussi vous proposer un programme de révision pour que vous puissiez vous préparer au mieux compte tenu de ces changements. 😎

L’examen 2021 a changé mais doit-on se baser sur le PMBOK 6th ou sur le PMBOK 7th pour se préparer ?

Pour répondre à cette question, je vous propose plusieurs niveaux de réponses, mais d’abord, la voix officielle. Quand on lit l’article du « PMI.org » intitulé : « PMP Exam Reference List [1] », on y découvre d’une part, la liste (non exhaustive) des 10 livres de préparation à l’examen et d’autre part, le référentiel d’évaluation intitulé : « PMP Exam Content Outlines » (Grandes lignes du contenu de l’examen Project Management Professional – Mis à jour de l’examen de janvier 2021).

Pour rappel, voici la liste des 10 livres de préparation à l’examen proposés par le PMI.org (ce qui ne représente pas moins d’un total de 5987 pages ! 📚 📚 📚

  1. Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling (Harold Kerzner) : 1296 pages
  2. Fundamentals of Technology Project Management 2nd edition (Garton, Colleen, McCulloch, Erika) : 2012, Paperback : 744 pages
  3. Information Technology Project Management (Kathy Schwalbe) : 672 pages
  4. Project Management: The Managerial Process (Erik W. Larson, Clifford F. Gray) : 608 pages
  5. Agile Practice Guide (Project Management Institute) : 210 pages
  6. A Guide to the Project Management Body of Knowledge (Project Management Institute) : 592 pages
  7. Effective Project Management: Traditional, Agile, Extreme, Hybrid (Robert K. Wysocki) : 612 pages
  8. Project Managers Portable Handbook, Third Edition (David L. Cleland, Lewis R. Ireland) : 465 pages
  9. Essential Scrum: A Practical Guide to the Most Popular Agile Process (Kenneth S. Rubin) : 500 pages
  10. The Project Management Tool Kit: 100 Tips and Techniques for Getting the Job Done Right (Tom Kendrick) : 288 pages

Total : 5987 pages

 

La voix officielle du « PMI.org » indique que cette liste n’est : « qu’un élément d’un ensemble plus large de ressources éducatives et de textes qui pourraient éventuellement être utilisés pour se préparer aux examens et études. ». Le texte d’origine[1] : « As the PMP is a competency-based certification which assesses the integrated set of knowledge, skills and abilities as gained from both practical and learned experiences, it should also be noted that the references identified herewith are but one element of a broader set of educational resources and texts that might possibly be utilized for exam and study preparation. »

 

A ce stade, normalement vous devriez être en train de vous dire :

  • Il y a beaucoup trop de référence, je ne vais jamais y arriver!! 😱
  • J’ai l’impression que je ne vais jamais voir le bout du tunnel!! 😨
  • A quoi bon faire tout ça ? ça ne sert à rien ! Le jeu en vaut-il la chandelle ? 😨
  • Ça va me prendre un temps fou pour tout réviser !!! 😱
  • Par où commencer?!? 🙀

Sachez que si vous vous posez ces questions, cela est totalement normal ! Près de 6000 pages cela peut faire peur et il y aurait de quoi ! 😊 Pour vous rassurer, voici ce que je peux vous dire :

  • L’examen PMP® n’est pas un examen de mémorisation mais un examen surtout de mise en situations ! 😎
  • Voyez cet examen comme une validation des savoirs et savoir-faire que vous avez acquis au cours de ces dernières années en gestion de projet et non comme un examen de mémorisation. 🧪
  • Si tout le monde obtenait cette certification facilement, elle n’aurait plus de valeur ! On n’obtient pas la Rolls Royce des certifications en gestion de projet sans un minimum d’effort. 💪
  • Au delà de toutes les techniques à mémoriser (il y en a bien sûr quelques unes), ce qu’il faut comprendre c’est les doctrines de prises de décision du PMI®. La plus importante selon moi étant la suivante : réfléchir avant d’agir ! 🧠 
  • Ce qu’il faut surtout c’est comprendre le périmètre de révision, à savoir : les approches de développement d’un projet, « l’approche prédictive » vs « l’approche adaptative » (et entre les deux, l’approche hybride). 
  • Cet examen va surtout évaluer votre capacité à prendre les meilleures décisions ou plutôt « les moins pires » décisions possibles. Donc il est tout à fait normal que vous soyez régulièrement dans le doute par rapport à certaines propositions des QCM d’entraînement : il existe quelques rares fois où vous aurez plusieurs bonnes réponses pour un seul choix possible. Si cela arrive, dites-vous simplement que vous devrez choisir la moins pire des propositions possibles.   
  • La certification PMP® est la plus haute certification mondiale en matière de gestion de projet, il est donc normal qu’il y ait une forte barrière à l’entrée ! 🤺 

Préparer l’examen PMP® : 7 conseils en OR MASSIF

Voici mes conseils pour vous préparer au mieux à l’examen PMP®  

🔑 Conseil n°1 : N’ouvrez pas le PMBOK 7th si vous prévoyez de passer l’examen avant le 01 janvier 2022, révisez surtout à partir du guide PMBOK 6th et à partir du guide pratique Agile. Ce n’est pas moi qui le dis c’est le référentiel officiel d’évaluation de l’examen intitulé : « PMP Exam Content Outlines (E.C.O) » (Grandes lignes du contenu de l’examen Project Management Professional). Cliquez-ici pour l’obtenir. Souvenez-vous que l’examen, nouveau format est sortie bien avant la sortie du PMBOK 7th 😉.     

 

🔑 Conseil n°2 : Ayez bien en tête, le tableau des 49 processus du guide PMBOK® 6th édition (page n°25 – Tableau 1- 4) et mettez-le en perspective par rapport au référentiel officiel d’évaluation E.C.O. Dans ce référentiel d’évaluation, il est indiqué que 50% des questions de l’examen portaient encore sur les processus.

NB : Ne soyez pas surpris, parfois vous verrez dans ce référentiel d’évaluation, quelques termes nouveaux qui peuvent faire peur car ils ne sont pas « ultra-détaillés dans le PMBOK 6th. Ex : artefacts, gouvernance, etc. Le PMI® considère qu’ils doivent faire partie de la culture générale du chef de projet. Parfois il s’agit juste d’un wording qui n’est pas tout à fait le même : utilisation du terme « problème » au lieu du terme « point à traiter » (traduction du terme anglais « issue log »). Mais au delà de ces termes ou processus, ce qu’il faut c’est bien comprendre leur utilité et leur articulations.

Exemple d’articulations entre les processus :

Tous les processus sont importants mais vous devez repérer les 2-3 pièges de ce tableau (page n°25 – Tableau 1-4 du PMBOK® 6th édition) et notamment le cheminement des Input et Output [2] des processus suivants :

    • Processus 4.3 : Direct and Manage Project Work (Diriger et gérer le travail du projet) : Livrables en Output (sortie) ;   
    • Processus 8.3 : Control Quality (Maîtriser la qualité) : Les livrables du processus 4.3 en Input (entrée) et Livrables vérifiés en Output (sortie) ; 
    • Processus 5.5 : Validate scope (valider le périmètre) : Les livrables vérifiés du processus 8.3 en Input (entrée) et livrables acceptés en Output (sortie) ;     
    • Processus 4.7 : Close Project or phase (clôturer le projet ou la phase) : Les livrables acceptés du processus 5.5 en Input (entrée) et transfert du produit/service ou résultat final en Output (sortie). 

    Exemple : j’ai pour projet d’écrire un livre. Je produis un chapitre (Output du processus 4.3), ensuite avant de passer au chapitre suivant, j’ai besoin de le faire valider par mon éditeur (mon client final). Mais pour ce faire, je dois lui présenter un chapitre « propre », c’est-à-dire un chapitre dans lequel j’ai corrigé les fautes d’orthographe, les fautes de grammaire, de syntaxe, titres, etc. Pour éviter d’être à la fois juge et partie, je fais appel à un expert en orthographe ou au département qualité de mon entreprise (Input du processus 8.3). Une fois que cet expert m’a donné son feu vert en me disant : « c’est bon j’ai vérifié le livrable c’est ok tu peux le présenter au client » (output du processus 8.3). Je le présente effectivement au client (Input du processus 5.5). Lorsque le client me dit (officiellement) : « c’est ok pour moi, j’accepte votre chapitre », cela signifie alors que le livrable a été accepté » (output du processus 5.5). Ensuite, il me suffit de réitérer la même démarche pour tous les chapitres (c.à.d. tous les livrables). Arrivé à la fin du livre (Input du processus 4.7), comme je sais que le client a validé les livrables (output du processus 5.5) je mets à jour tous mes documents internes, je rédige un rapport final que je m’apprête à diffuser à toutes les parties concernés par mon projet et je transmets officiellement le manuscrit (c.à.d. le livrable final) à mon client (output du processus 4.7). Mon projet est maintenant officiellement clôturé. 😊     

    🔑 Conseil n°3 : Ayez bien en tête, le framework Scrum (Cliquez pour y accéder), le manifeste agile (Cliquez-ici pour y accéder), la démarche Kanban, et les termes ou bonnes pratiques qui tournent autour de l’agilité : sprint, cérémonie (ou évènement), artefacts (à ne pas confondre avec la notion d’artefact présentée dans le PMBOK 7th. Je reviendrai sur ces notions dans un prochain article), user-story, structuration d’un backlog, le refinement (ex. grooming), les antipatterns, la visibilité des indicateurs (management visuel), etc. ayez bien en tête également la démarche « kanban » : ses principes et ses outils (notamment son célèbre tableau : to do (à faire), doing (en cours), checked (vérifié), done (terminé), etc. Enfin, compte tenu du nouveau référentiel d’évaluation porté sur les « people« , je vous inviterais également à regarder du côté des profils de personnalité (MBTI, DISC, TRACOM Model, True Colors, Modèle Herrmann, etc.) et des phases de développement de l’équipe (Modèle de Tuckman).    

    NB : si vous choisissez de passer l’examen en français, notez que l’intégralité des termes seront traduits de l’anglais ce qui pourra surprendre. Ex : au lieu de « user-story », vous aurez le droit à une traduction mot-à-mot comme « récit utilisateur », ou encore « scénarii d’utilisation ». Heureusement, il est très facile de changer la langue de la question posée. S’il y a un terme que vous ne comprenez pas, je vous inviterais à « switcher » en anglais pour vous assurer qu’il ne s’agit pas d’un terme « franglais », bénéficiant d’une mauvaise traduction (les traductions se sont nettement améliorées mais on ne sait jamais !). 😎     

             

    🔑 Conseil n°4 : Ne révisez qu’à partir de simulateurs de questions. Plutôt que de lire les 5987 pages de la bibliographie recommandées et ensuite de vous entraîner, je vous recommande de réviser à partir des simulateurs de questions types et seulement ensuite d’aller regarder les références dans le guide officiel (PMBOK® 6th édition et le guide pratique Agile. Encore une fois, n’ouvrez pas le guide PMBOK® 7th avant 2022 !). Faites-vous un plan de révision en 12 à 16 semaines : 

     » Optez pour l’indémodable plan de révision « 

    • Semaine n°0 (Rappel) : déposez votre dossier sur le site du PMI.org pour faire en sorte qu’il soit éligible avant de commencer à réviser ;
    • Semaine n°1 : 10 à 20 questions par jour (temps de réponse maximum 5 à 6 minutes par question) ;
    • Semaine n°2 à n°3 : 20 questions par jour (temps de réponse 3 à 5 minutes maximum par question) ;
    • Semaine n°4 à n°8 : 50 questions par jour (temps de réponse 2 minutes maximum par question) ;
    • Semaine n°9 à n°16 : 60 questions par jour (temps de réponse 60 secondes à 70 secondes maximum par question).

    🔑 Conseil n°5 : Faites-vous au moins 2 examens blancs en condition réelle de l’examen (ou très proche des conditions réelles) pour le jour J :

    • Mini-examen blanc à la fin de la semaine n°8 : 90 questions à réaliser si possible en moins de 2h00 (pause de 10 minutes au bout de 45 questions) ;
    • Au moins 2 examens blanc (en condition réelle) à la fin de la semaine n°10 et une semaine avant votre jour de passage officiel : 180 questions à réaliser en moins de 230 minutes (pause de 10 minutes au bout de 60 questions).

    🔑 Conseil n°6 : Investissez dans un simulateur de questions. La plupart des simulateurs sont en anglais, il existe peu de simulateurs sur le marché francophone mais je vous en ai déniché quelques-uns, le problème peut être contourné ! 😊 Voici quelques simulateurs efficaces et pas trop chers) :

    1. Simulateur PMP® n°1 : niveau de difficulté : facile/moyen –> Visez un score minimum de 80% ;
    2. Simulateur PMP® n°2 : niveau de difficulté : facile/moyen –> Visez un score minimum de 80% ;
    3. Simulateur PMP® n°3 :  niveau de difficulté : moyen/difficile –> Visez un score minimum de : 73% ;
    4. Simulateur PMP® n°4 : À l’intérieur du livre de Rita Mulcahy intitulé : PMP® Exam Prep: vous aurez en fin de chaque chapitre un exemple de questions types examen (attention les questions sont en anglais, mais si l’anglais n’est pas votre langue maternelle ou si vous avez des doutes sur certaines questions, avec l’application mobile Google traduction, on peut faire des merveilles ! Vous pouvez prendre en photo des pages anglaises pour avoir les traductions instantanément). Niveau de difficulté : difficile –> Visez un score minimum de : 70%.

    Comment peut-on savoir si on est prêt à passer l’examen PMP® ?

     

    🔑 Conseil n°7 : De tradition et pour éviter les risques de fuites ou de débordements, le PMI® ne communique pas sur ce qui touche de près ou de loin à l’examen. 🤐 Donc vous aurez peu de chance de savoir quel score vous devez avoir pour obtenir le précieux sésame. Par contre, d’expérience, je peux vous dire qu’il est inutile de vous présenter à l’examen si vous n’obtenez pas un score de réussite d’au moins 70 à 73 % pendant au moins 5 jours d’affilées à un simulateur de question de niveau moyen/difficile (n’hésitez pas à en utiliser plusieurs si vous le pouvez pour éviter d’être trop habitué aux questions). Si vous arrivez à appliquer ce 7ème conseil, j’estime à 90%, vos chances d’obtenir la certification PMP® du premier coup. 😇

    Pour résumer :

    La littérature dévolue à l’examen PMP® est abondante et si vous ne vous préparez pas de façon méthodique, vous risquez de vous décourager face à la quantité de travail à produire pour vous préparer. Retenez surtout le conseil n°7 qui englobe bien tous les précédents. Comme me le disait toujours un de mes amis, le juge de paix c’est le score obtenu au « simulateur » qui est le bon « trigger » (déclencheur). Et il avait raison ! Vous devez surtout vous préparer à partir de simulateurs et ensuite d’enrichir votre culture générale en allant fouiller les notions que vous ne comprenez pas ou pas assez. Retenez ceci : cet examen est exigeant mais avec de la préparation et un zeste de motivation, il reste à la portée de tous ! Vous pouvez maintenant commencer à réviser sereinement. 😊

    Bonne révision à tous,

    Bonne chance pour votre examen ! 😊

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    __________________________________ 

     Sources et références :

    [1] Source : PMP Exam Reference List (site : www.pmi.org)

    [2] Comme vous, nous sommes attachés à la langues française mais les termes « données d’entrée » et « données de sortie » ont été remplacés par les termes anglais « Input » et « Output » essentiellement pour des raisons pratiques. Leurs usages sont plus largement répandus en gestion de projet. 


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